Burn out (épuisement professionnel) – il n’arrive pas qu’aux autres

Le « burn-out » – ou syndrome d’épuisement professionnel – est un problème grave qui n’affecte pas que les professions de santé. Il peut arriver à n’importe quelle personne qui possède une « conscience professionnelle », d’où il en découle que si le burn-out est catastrophique pour le salarié, qui peut se retrouver incapable de continuer dans sa profession choisie pour une période plus ou moins longue (d’où le terme burn-out : la flamme sacrée est éteinte), il peut l’être tout autant pour l’entreprise qui perd un collaborateur précieux et dévoué.

Non reconnu et non traité ce syndrome peut mener jusqu’au suicide (fort rare, heureusement). Comme j’en ai été victime (du burn-out, pas de suicide, hein) et rencontré d’autres victimes, je sais qu’on s’en remet progressivement, tant les ravages psychologiques peuvent être destructeurs. J’ai voulu en discuter ici.
Caveat lector : je ne suis ni médecin ni psychologue !

Comment savoir si on risque le burn-out ?

Le symptômes varient d’une personne à l’autre, mais il y a des signes qui ne trompent pas. Faisons un petit test : plus vous pouvez répondre « oui » à ces questions, plus vous risquez le burn-out. Si vous avez une majorité de « Oui à 100% », soit vous risquez le burn-out, soit vous en souffrez déjà…

  • Je me sens fatigué(e) même quand j’ai eu une pleine nuit de sommeil
  • Je ne suis pas satisfait(e) du travail que je fais
  • J’ai des problèmes de mémoire : j’oublie facilement
  • Je suis irritable, j’ai tendance à réagir brusquement
  • J’évite les autres, au travail et dans ma vie privée
  • J’ai du mal à dormir, mon travail me tracasse
  • Je tombe malade plus souvent
  • En ce qui concerne mon travail, je me dis « A quoi ça sert ? »
  • Je me retrouve souvent dans des situations conflictuelles
  • La qualité de mon travail a baissé
  • Je bois, fume et/ou prend des drogues/médicaments pour me sentir plus à l’aise
  • Cela m’épuise de communiquer avec les autres
  • Je n’arrive plus à me concentrer sur mon travail comme avant
  • Je m’ennuie vite
  • Je travaille beaucoup mais accomplis peu
  • Mon travail est frustrant
  • Je n’ai plus envie d’aller travailler
  • C’est épuisant de maintenir ma vie sociale
  • Le sèxe ne m’intéresse plus
  • Les activités sportives ne m’intéressent plus
  • Mon travail ne m’offre pas (ou peu) de perspectives d’avancement
  • Quand je ne travaille pas, je regarde la télé
  • Mes sentiments à propos de mon travail ont un effet sur ma vie privée
  • J’ai un travail sans intérêt

Souvent la victime ne se rend pas compte de ce qui lui arrive, car le syndrome se met en place progressivement. Ce seront des petites phrases par-ci, par-là qui révéleront le malaise, souvent en évoquant des sentiments tels que décrits dans le questionnaire ci-dessus.

Qui est susceptible de faire un burn-out ?

D’après mes recherches sur le sujet, les causes sont doubles : ça vient à la fois de causes externes à la victime, et de la victime elle-même. Ce qui ne veut pas dire que la victime se met toute seule dans cette situation, mais que certaines caractéristiques psychologiques l’y prédisposent :

  • C’est quelqu’un d’anxieux, qui s’inquiète par rapport à sa vie professionnelle
  • La personne est très exigeante pour elle-même et ne se donne jamais de répit. Le repos lui apparaît comme une perte de temps et elle ne se sent bien que lorsqu’elle accomplit quelque chose
  • La personne veut plaire (être utile) à tout le monde et ne sait pas dire non
  • Très autocritique, la personne est incapable de déléguer efficacement et pense qu’« on n’est jamais si bien servi que par soi-même »
  • Elle a la « mentalité du sauveur » : c’est l’altruisme poussé à l’extrême et le renoncement à soi

Il n’est bien sûr pas nécessaire de posséder toutes ces caractéristiques, mais cela donne une idée du terrain propice pour un burn-out si assez de causes externes sont réunis.Certains professionnels sont plus à risque, notamment dans le domaine de la santé, ainsi que les travailleurs sociaux, les enseignants et les agents de services correctionnels. Les avocats et autres professions libérales sont aussi très exposés, ainsi que des salariés dans des postes-clefs. Les femmes sont également plus touchées : en moyenne trois femmes pour deux hommes.

Quel environnement peut mener au burn-out ?

L’épuisement professionnel est le résultat d’un stresse émotionnel chronique engendré par de trop grandes exigences au travail. On peut citer, par exemple, un manque de soutien, une surcharge de travail ou de responsabilités, un emploi du temps trop chargé, un échéancier irréaliste, une mauvaise entente avec l’employeur ou les collègues.

Il faut noter ici que certaines causes du burn-out sont très proches du harcèlement moral : l’isolement du salarié peut être bien réel (bureau isolé…), les problèmes d’entente peuvent très bien ne pas venir de lui seul (collègues aussi stressés que lui…). Une personne à qui on ne confie que des tâches largement en dessous de ses capacités intellectuelles a effectivement un travail qui pour lui est sans intérêt. Et ainsi de suite. La différence, à mon avis, est que l’épuisement professionnel est l’effet d’un environnement, alors que le harcèlement provient d’une ou plusieurs personnes, qui peuvent être plus ou moins conscients de ce qu’ils font – voir cet excellent livre sur l’harcèlement moral en général : Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien.

Une autre cause du syndrome survient chez les employés qui restent après une vague de licenciements dans une entreprise. Ceci peut facilement déboucher sur le burn-out à cause de la multiplication des tâches à accomplir et du traumatisme causé par le départ brutal des collègues.

Comment éviter ou traiter le burn-out ?

Là, les choses se corsent, car les réponses des professionnels sont certes censées mais pas toujours faciles à mettre en œuvre.

1 – Pour la victime :

  • Changez de mode de vie
    Faites du sport, trouvez-vous un loisir qui permet de changer les idées, prenez du temps pour être avec votre famille (il y a beaucoup de divorcés chez les victimes du burn-out) et vos amis, dites-vous bien que les cimetières sont pleins de gens indispensables et qu’il faut souffler.
  • Si vous êtes chef d’entreprise, fixez des jours où vous ne travaillez jamais (vendredi soir, dimanche, jours de fête et d’anniversaire par exemple). Reconnaissez que le surcroît de travail est permanent et embauchez. Cela vous libérera pour faire d’autres tâches et développer votre entreprise. Tout benef’, quoi !
  • Si vous êtes salarié, tirez le signal d’alarme et parlez-en  à votre employeur. Si l’employeur ne veut pas vous écouter, il y a la médecine du travail qui peut vous conseiller, ainsi que l’inspection du travail, et les délégués syndicaux si votre entreprise en possède. Ces derniers sont là pour faire l’intermédiaire.
  • Consultez votre médecin et faites-vous suivre régulièrement. Il n’y a pas que les médicaments qui peuvent atténuer les symptômes les plus désagréables : il faut aussi, et surtout, en parler. Cela aide énormément à identifier les sources de frustration et permet de recevoir des conseils adaptés à votre cas. Les médecins connaissent bien ce mal, et pas uniquement parce qu’ils sont le mieux placés pour en décrire les symptômes ! Le vôtre – généraliste ou médecin de travail – vous suggérera peut-être de consulter un psychiatre. S’il ne le fait pas, demandez-lui de vous en conseiller un. Il ne faut pas en avoir peur, ce ne sont que des médecins spécialisés en psychologie, souvent des gens très cultivés, qui vous aideront à sortir de votre situation. Si ça ne va vraiment pas (et les symptômes physiques ne se limitent pas à la fatigue physique et nerveuse : problèmes digestifs ou hormonaux, nausées, incapacité de se concentrer, dysthymie, il faudra sans doute envisager un arrêt de travail d’assez long durée, car on ne se relève pas d’un burn-out comme on se remet d’un gros rhume. N’allez pas imaginer que vous êtes un tire-au-flanc : ce n’est pas parce qu’un symptôme est psychosomatique qu’il n’est pas réel, avec d’éventuelles conséquences graves pour votre propre santé.
  • Souvent, hélas, il vous faudra changer de travail, ce qui pour un salarié, et particulièrement une mère élevant seule ses enfants, peut être un facteur de stresse supplémentaire, puisque dans l’état actuel des choses on ne peut pas démissionner pour cause de burn-out et espérer toucher des indemnités ASSEDIC – un gros problème quand on est seul à assumer toutes les charges de famille, financières et physiques. Dans ce cas, n’oubliez pas le rôle de la médecine du travail, qui a le devoir de vous écouter – à tout moment, pas uniquement lors de la visite obligatoire – et peut vous faciliter la vie en, par exemple, vous déclarant inapte à un poste (voire tous les postes dans un cas extrème) dans la société. Pour ceci, vous devez quand même être en arrêt de travail et, lors de la visite de reprise, apporter une attestation établie par votre psychiatre comme quoi ce sont les conditions de votre travail qui vous rendent malade.

2- Pour l’employeur/chef de service :

  • Soyez à l’écoute de vos salariés
    Si vous en avez qui se plaignent d’avoir un travail sans intérêt, ou de ne pas être motivés (perspectives de promotion…), ou qu’il y a des problèmes de communication avec des collègues, ne les classez pas systématiquement comme emmerdeurs pour les oublier aussitôt. Ecoutez-les, ils vous alertent à l’existence de problèmes qui peuvent causer beaucoup de tort à votre entreprise.
  • Essayez de rémédier aux problèmes. Il se peut que le salarié a lui-même des propositions pour résoudre les problèmes, ne les rejetez pas sans avoir bien écouté et mûrement réflechi, de préférence avec le ou les salariés concernés.

Post-Scriptum

Tous mes remerciements aux différentes personnes qui m’ont aidé, sciemment ou non, à écrire cet article. Vous m’avez tous apporté des éléments ou des points de vue différents qui m’ont permis, au moins je l’espère, à faire un tour rapide mais relativement complet d’un sujet complèxe et encore mal connu, malgré les dégâts psychologiques et économiques qu’il entraîne pour tous.

6 réflexions sur “Burn out (épuisement professionnel) – il n’arrive pas qu’aux autres

  1. Excellent article ! Sujet bien connu des professionnels et si peu ou mal connu du public, hormis bien sûr, de ceux qui en souffrent. Tu en parles si bien car malheureusement tu en as fait la douloureuse expérience. J’espère que tu t’en remets doucement et que le goût de la vie revient progressivement , profite de chacun de tes arrêts pour « recentrage sur soi » pour te débarrasser des brouettes de négatifs qui t’ont fait tant souffrir et douter si fort de toi, de tes capacités et faire le plein de pensées positives pour toi-même, pour tes charmantes filles et pour ton avenir !

    je t’embrasse bien amicalement

    Djamila

  2. Bonjour,
    En 1995, après 2.5 ans de chômage (j’ai plus de 45 ans à l’époque), je retrouve du travail dans une société dont je tairai le nom ici. Pendant 3 ans tout se passe bien, puis une bande d’énarques prend la direction. Ils ne veulent surtout pas d’organisateur, les énarques savent tout, c’est bien connu. Je suis donc au placard pendant 7 ans. Je ne peux guère espérer trouver du travail ailleurs, j’ai 50 ans. Il faut donc que je tienne, seul dans un bureau et sans travail jusqu’à 57 ans, pour toucher l’assedic jusqu’à la retraite.

    Au bout de 5 ans de ce régime, dépression lourde et maladie du sang (leucémie mineure) peut-être d’origine psycho-somatique. Longue maladie puis déclaré inapte et mise en invalidité. Ouf, j’ai 57 ans mais je le paie cher.

    J’ai à présent 59 ans. Je commence seulement à m’en remettre et à reprendre des activités. Je serais aux US, cela serait considéré comme maladie professionnelle. Pas en France. Je n’ai pas eu un centime de dédommagement lors de mon licenciement pour inaptitude, j’ai touché uniquement les indemnités de licenciement légales. Les énarques qui sont à l’origine de tout cela sont toujours en place, bien protégés politiquement, ils ne risquent rien.

    Un seul bouquin, et sans grand intérêt, a été publié en France sur la « placardisation ». Pourtant çà fait des ravages, les psychiatres peuvent certainement en témoigner. Le problème c’est que certains s’y complaisent. Dans la société en question, un informaticien ne faisait rien depuis 20 ans et en était ravi.

    Et on ne peut attendre aucune compréhension chez ceux qui, a-contrario sont surchargés de travail. Pourtant, quand les surexploités et les placardisés craquent, les symptômes sont les mêmes et se soignent de manière identique. Cà ressemble a une dépression lourde, de type mélancolique, çà se soigne pareil et pourtant c’est autre chose qu’une dépression. Au coeur du problème il y a le sentiment de non-reconnaissance/trahison et de la perte d’identité, voire de la sensation d’exister.

    Une seule solution : changer d’employeur. Mais est-ce possible dans une société dans laquelle vos CV ne sont même pas lus quand vous avez passé quarante ans ?

  3. je ne sais si ma réponse sera utile car l’article, remarquablement bien fait, que je viens de lire date de 2005 ; Psychiatre,je m’interesse depuis trois ans à ce problème qu’est le burnout car je fricotte trés souvent avec lui. Pour ceux qui se sentent concernés, je peux leurs conseiller la lecture d’un livre qui traite des schémas inadaptés précoce…notre « sensibilité au burnout » peut provenir d’un de ces fameux schémas. le livre est traduit de l’américain et s’appelle  » je réinvente ma vie » de Young et Klosko.il est remarquablement bien écrit ( trés clair, synthetique et à la portée de tous). en espérant avoir contribué à un éclaircissement possible de ce douloureux problème qu’est le burnout. je vous souhaite, à tous et toutes, une excellente journée.

    • Oh que oui, votre réponse sera utile – car malgré le fait qu’il a presque deux ans, cet article est de loin le plus populaire du site. Je ne sais pas si je dois en être fière ou inquiète, mais en tout cas j’espère moi aussi qu’il puisse aider d’autres personnes. Curieuse facette de la psychologie humaine : quand on peut mettre un nom à un mal, on est tout de suite moins désemparé.

  4. J’ai craqué cet été : j’ai fermé ma messagerie et j’ai dit à mon entourage professionnel que je n’en avais plus rien à foutre de leurs problèmes de planning, de projet, etc… Il faut dire que je remâche mon insuccès professionnel plusieurs heures par nuit depuis quelques semaines, au lieu de dormir

    Ca fait 16 ans que je travaille comme cadre dans la même usine, sans promotion aucune.

    Mon médecin m’a prescrit à ma grande surprise un arrêt de travail. Je suis resté à la maison presque 2 mois avec l’impression d’être un glandeur et un profiteur. Puis j’ai repris à mi-temps thérapeutique.

    J’ai tenté de négocier un temps partiel et une augmentation de salaire : je me suis heurté à une muraille :  » tu peux démissionner si tu n’est pas bien chez nous ! ». J’ai 52 ans et je sais que mes CV ne sont plus lus dès que ma date de naissance apparait.

    Au bout d’une semaine à mi-temps thérapeuthique, je me suis écroulé le dimanche soir après avoir couru 1,5 kms : migraines, vomissement. Après 48 heures au lit et 2 médecins qui n’ont vu qu’une attaque virale, je reste handicapé par des migraines fulgurantes, des blocages du dos, voir des crampes. J’étais assez inquiet mais j’ai entendu parler de burn-out et en parcourant le net sur ce sujet, j’ai vu que, au moins tout cela était lié.

    Je ne sais pas encore comment je vais m’en sortir mais j’ai une famille que j’aime et sur laquelle je peux beaucoup m’appuyer. Heureusement, je suis suivi par un homéopathe et on ne m’a pas prescrit de médicaments qui abrutissent ou avec des effets secondaires.

    Je suis en train de me rendre compte que je serais probablement inefficace d’un point de vue professionnel, mais il vaut mieux retarder au maximum cette découverte par mon employeur ….

    Ma vraie crainte est que les symptomes en particulier les céphalées si elles continuent ne m’empêchent de continuer mon activité de loisir qui me donne heureusement un dérivatif important.

    on verra bien, je vis un peu au jour le jour ….

  5. Bonjour, En plus, vous pourriez essayer la pratique du yoga ou de la relaxation pour ces maux de tête-là, et aussi de parler de tout cela régulièrement avec quelqu’un qui ne dépend pas de vous, à qui pouvoir parler librement, sans crainte des conséquences personnelles, sociales, professionnelles ou familiales. Autant l’un que l’autre pourraient contribuer à une meilleure connection avec vous-même, une meilleure circulation de l’énergie, autant physique que psychique ou intellectuelle, et aussi une meilleure administration entre phases d’activité et de repos, et par conséquent vous aider à parvenir à évacuer une partie de tout cela qui vous a amené à ce moment de votre vie. De là peut émerger une reprise de confiance en vous-même au-delà des circonstances dans lesquelles vous vous trouvez actuellement, ou dans lesquelles vous pouvez considérer que vous risquez d’être tôt ou tard confronté. Moi, ce qui m’a sauvé a été non pas la relaxation ou le yoga, mais un bon homéopathe, la pratique hebdomadaire du chant, presque comme une ascèse de vie, puisque sans véritable hygiène de vie permanente, aucun son valable n’est capable d’être émis… et une psychotherapie prolongée où apprendre à en parler, à le ressentir et à ne pas culpabiliser, ni de l’épuisement qui a eu lieu alors, ni maitenant pour dire non… pour autant que j’aie toujours un peu honte de me défendre des surcharges de travail encore aujourd’hui. J’ai changé d’emploi, et même de vie, mais je suis plus reconnue aujourd’hui qu’avant, et mon salaire est de loin bien meilleur. C’est à dire : un burn out ne mène pas forcément à l’échec social ou professionnel, mais peut être une bonne opportunité pour sortir d’un milieu quivous ignore systématiquement en vous exploitant sans pitié ni humanité. Une amie, non musicienne, a pu pour sa part faire évoluer sa situation professionnelle assez similaire – sans perdre son emploi ni son statut, et au contraire obtenir l’engagement d’une assistante très professionnelle qu’elle a sélectionnée elle-même, et aussi obtenir la reconnaissance de son travail (salaire, et fixation d’objectifs cohérents avec son travail et la situation de son métier qui lui permet de mesurer jusqu’où aller, et qu’elle négocie (âprement) une fois par an), … Elle, cela a été avec psychothérapie de près de deux ans, puis maintenant pratique systématique du yoga, qui l’a libérée entre autres des migraines épouvantables qu’elle a dû subir plusieurs années de suite. Depuis elle dit combien cela l’aide à relativiser et aussi à se recadrer dans le présent, l’opérationnel, et donc lui permet de baisser stress et angoisse. Bon courage !

Les commentaires sont fermés.