Les Simpson : le film

Quand Homer pollue gravement le lac de Springfield, une agence de protection de l’environnement décide de mettre la ville en quarantaine en l’isolant sous un énorme dôme. Les Springfieldiens, fous de rage, sont bien décidés à lyncher le coupable. Devant cette vague d’animosité, les Simpson n’ont d’autre choix que de fuir et de s’exiler en Alaska.

Le scénario est totalement improbable, peu importe. Nous sommes au royaume de la caricature joyeuse à outrance, de la caricature sociale avec de la crème chantilly et une fraise tagada dessus.

C’est le seul film où il devrait être interdit de manger du popcorn et boire de la cola (ou pire : de l’eau) pendant qu’on le regarde. C’est un film à regarder en descendant de la mauvaise bière en canette et se gavant de donuts.

Comme la série télévisée, ce film épingle avec une joie et une férocité non dissimulées : la stupidité, la bigoterie, la pruderie, la paresse, la mesquinerie, et les Mensonges d’Etat. Entre autres.

Amateurs inconditionnels des films de Disney s’abstenir. Patriotes forcenés (américains ou français), idem. Quant à ceux qui confondent vulgarité et grossièreté : prenez vos calmants et allez vous reposer dans une pièce sombre.

Pour les autres, préparez-vous à rire de bon coeur, et à sortir du cinéma en chantant « Spider-cochon, Spider-cochon. Il sait marcher Sur le plafond… » Vous apprécierez les clins d’oeil aux films d’aventures et autres monuments de l’art cinématique, vous sentirez que les scénaristes et dessinateurs ont pleuré de bonheur devant la beauté des paysages de l’Alaska, vous ne vous ennuyerez pas jusqu’à la générique de fin (qu’il ne faut pas louper, Homer lui-même vous le dira).

Il ne reste plus qu’à espérer qu’en sortant du cinéma nous aurons tous oublié d’être cons. Ce qui est, après tout, le but du film.