Astérix aux Jeux Olympiques – Film de Thomas Langmann et Frédéric Forestier

Troisième adaptation de la célèbre série BD à l’écran avec de vrais acteurs, un casting aux petits oignons… On pourrait espérer de passer un bon moment.

Malheureusement, le film n’est pas à la hauteur des interprètes. Certes, Alain Delon est parfait en César hautain et mégalomane – son monologue devant son miroir est hilarant – Clovis Cornillac et Gérard Depardieu incarnent un Astérix et un Obélix sortis tout droit du dessin, et le duo Debbouze/Zidane est excellent. Mais pendant le reste du film on ne rit pas, au mieux on sourit. Certains passages, notamment ceux avec José Garcia, sont même franchement mauvais – et pour rendre José Garcia pas drôle quand il est censé l’être, c’est un exploit, y a pas à dire.

C’est comme si le scénariste avait parfait compris l’esprit des caméos dans Astérix, mais complément zappé sur l’importance d’un scénario. Et la touche de fantaisie un peu surréelle qui avait donné tout leur charme aux BD manque totalement. L’humour n’est pas lourd; il est simplement trop pieds-sur-terre, il ne s’envole quasiment jamais.

Ce film est la preuve qu’un mauvais chef peut rater sa recette même quand il a des ingrédients de qualité. Le meilleur des trois films, pour la réussite de l’humour tout en restant suffisamment fidèle à la BD d’origine, c’est de loin Astérix et Cléopatre.

Ave moi !