De la réception et détection du baratin pseudo-profond

Note de lecture de Nicolas Gauvrit

De la réception et détection du baratin pseudo-profond Gordon Pennycook et coll.

Zones sensibles, 2016, 80 pages, 12 €

Le titre n’est pas la seule particularité de ce petit livre étonnant. À l’origine, On the reception and detection of pseudo-profound bullshit n’était pas un livre, mais un article scientifique, dont le titre et le contenu sont tellement décalés que, malgré une rigueur de tous les instants, les auteurs eurent sans doute bien du mal à convaincre un éditeur. Il fut tout de même finalement accepté par la revue Judgment and Decision Making en 2015. Les auteurs1 ont remporté un prix Ig Nobel en 2016 pour ce travail remarquable et facétieux (…)

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Toxic Story – Notes de lecture d’Erwin Seznec

Toxic Story

Toxic Story

Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins
Romain Gherardi
Actes Sud, Questions de santé, 2016, 252 pages (dont 70 d’annexes), 21 €

Chef de service du Centre de pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, Romain Gherardi est intervenu dans de nombreux médias pour exposer sa thèse. En résumé : l’aluminium utilisé comme adjuvant dans les vaccins s’accumule dans les muscles et le cerveau. Il est la cause d’une affection que le Pr Gherardi a appelé la myofasciite à macrophages. Celle-ci serait une clé pour comprendre plusieurs tableaux cliniques encore énigmatiques, comme le syndrome de fatigue chronique ou celui dit de la guerre du Golfe. Le Pr Gherardi le répète plusieurs fois dans Toxic Story, il se bat quasiment seul sur cette ligne de front. L’immense majorité de la communauté scientifique ne le suit pas dans ses conclusions. Les agences sanitaires ne tiennent pas compte de ses travaux et les industriels les contestent formellement.

Selon lui, c’est un complot. (…)

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Peut-on vivre sans risque ? – Note de lecture de Jean-Paul Krivine

Note de lecture de Jean-Paul Krivine

Peut-on vivre sans risque ?

Jean-Marc Cavedon
Le Pommier, Coll. Les Petites pommes du savoir, 2016, 128 pages, 7,90 €

Jean-Marc Cavedon est administrateur de l’Institut de maîtrise des risques, un organisme mis en place par une quinzaine de grands groupes industriels français, visant à favoriser une démarche préventive permettant d’« identifier, évaluer, quantifier, hiérarchiser, maîtriser et gérer les événements redoutés » en produisant un socle de connaissances adaptées. Il dirige également la protection et la sûreté nucléaire au CEA. La mauvaise compréhension par le grand public des problématiques liées à la sûreté des systèmes industriels, à la gestion des risques en général et à la différence entre risque et danger l’ont conduit à rédiger cette « Petite pomme du savoir » (…)

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Pour que Charlie Hebdo continue à vivre

Annonce faite hier à la suite de l’ignoble assassinat d’une douzaine de personnes dans ou devant les locaux de Charlie Hebdo.

CaptureDeMarchi

Et abonnez-vous, bordel ! Tenir une petite pancarte avec écrit dessus «Je suis Charlie» pendant 30 minutes une fois dans votre vie ne suffira jamais.

Edzard Ernst sur les médecines douces

Médecines douces : info ou intox ?

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Je vous en avais déjà parlé : le livre à succès du Pr Edzard Ernst et le Dr Simon Singh sur les médecines dites « douces ». A l’époque ils cherchaient une traduction du titre qui évoquerait le magnifique jeu de mots de l’original en anglais. Hélas, ils n’ont pas trouvé, mais cela n’empêche pas le livre d’être incontournable. Surtout en France, où on nage dans la magie et les remèdes « naturels ».

Hier j’ai vu un  petit de moins de deux ans avec le collier en ambre censé soulager les poussées dentaires. Par simple contact avec la peau. Si un enfant le machouille – ce qui est fort probable – il risque d’en avaler une bille et étouffer. Ce qui est aussi fort probable. Voici pourquoi un livre comme ceci est nécessaire.

Dites-vous bien que c’est probablement un pharmacien qui a vendu cette horreur potentiellement mortelle. Tout comme ce sont les pharmacies qui vendent de l’homéopathie, des suppléments, des remèdes herbaux. Ce livre examine ce qu’on peut trouver dans n’importe quelle pharmacie française, donc, et nous l’existence (ou non) de preuves scientifiques pour l’efficacité des remèdes en question.

Il examine également de près l’ostéopathie et la chiropraxie, deux disciplines fortement liées, pour séparer bénéfices, risques et – chez certains praticiens – appels à la magie pure.  On ne peut, d’ailleurs, qu’exprimer de l’admiration pour l’ingénuité des auteurs, qui ont trouvé un moyen d’administrer un placebo en acupuncture afin de vérifier si cette technique a vraiment un effet.

D’autres pratiques sont passées en revue : la médecine chinoise, le reiki, l’aromathérapie, les remèdes Bach, la réflexologie, la médecine anthroposophique, la détox, les aimants et bien d’autres. Les gadgets tels que le collier en ambre ou bracelets « équilibre » en prennent également pour leur grade.

Quand ça marche, les auteurs n’ont pas peur de le dire – et tout n’est pas négatif. Mais quand c’est de la charlatanerie pure et dure, ils le disent aussi. Ce qui, comme l’a fait remarquer Michel Cymès à Edzard Ernst lors de son passage au Magazine de la Santé, pourrait le mettre en danger d’agression physique s’il se fait reconnaître dans la rue. Car les pilules en sucre, la détox post-galette-des-rois, et autres produits sans aucun fondement scientifique sont de grosses sources de revenus pour certains.

Ce livre est agréable à lire (ce qui est rare !), bien organisé (pas de problème pour retrouver un passage) et contient une liste compréhensive d’études scientifiques sur les différents pratiques analysés, si vous souhaitez creuser la question. Fortement conseillé. A acheter pour lire, et à garder comme texte de référence. En plus, il ne coûte pas cher. Faites-en profiter vos amis, famille et connaissances !

Entretien avec Edzard Ernst sur France 5 : « Médecines alternatives : plus qu’un placebo ?« 

Parution de la deuxième édition de « La pierre noire de Bugarach »

Ah, Bugarach. La date fatidique du 21 décembre 2012 approche, et chaque jour on en parle dans les médias. Il paraît qu’on peut y déguster des pizzas « Apocalypse » et un vin millésimé « Fin du Monde », une forme de spiritualité à laquelle tout le monde pourrait sûrement adhérer.

Les mythes et légendes de la région ont déjà inspiré plus d’un écrivain, et pas des moindres.  Ca fait donc vraiment plaisir de pouvoir le dire : le roman d’aventure La pierre noire de Bugarach, écrit par des amis Toulousains, a connu un tel succès qu’on sort une deuxième édition. C’est d’autant plus impressionnant que c’est un premier roman pour « Maurice Prevel ».

On va se plaindre, tiens. Et pour fêter ça,  il y a quelque chose de spécial, bien mieux que les cartes postales et fonds d’écran habituelles :

A l’occasion de la parution de la deuxième édition de ce livre, les éditions Amigaya se sont associées à Relief Edition pour réaliser la première carte en relief centrée sur ce pays de légende qui va de Quillan à Tautavel en passant par Rennes le Château, Bugarach, les gorges de Galamus, les châteaux cathares de Peyrepertuse, de Quéribus et bien d’autres. Une carte que l’on peut parcourir en ayant l’impression d’être en avion, de montagnes et vallées que l’on peut toucher des doigts… Un régal pour l’imagination, que l’on trouvera sans doute dans bien des souliers de Noël dans cette région cette année ! (Carte Georelief « Terres de Légende : Rennes le Château, Bugarach & les sites cathares et templiers », 14,95 euros).

Je vous suggère humblement que cette carte n’est pas à réserver aux férus de la géographie et aux lecteurs de livres d’aventure. Les amateurs de jeux de rôle fantastique y trouveront sûrement aussi leur bonheur.

Pour rappel, voici l’histoire en quelques mots :

Ce roman fait vivre au lecteur, autour de cette fameuse « montagne de l’Apocalypse », une aventure haletante liée à une rumeur propagée par les médias. Jules, professeur de philosophie à Toulouse, explorateur à ses heures, se trouve malgré lui recueillir des mains d’un mourant une mystérieuse pierre noire convoitée par des groupes « mystiques ». Un petit journaliste local mis au courant n’hésite pas à commettre un meurtre et répandre, dans un but mercantile, le buzz autour du mystère de cette pierre. Jules fait la rencontre dans des conditions dramatiques d’une belle géologue, Leila, et d’un enfant étrange, Naya, qui semble connaître les secrets de la montagne. Son chien n’est pas le moindre des protagonistes de cette aventure. Dès lors, plusieurs actions s’entrecroisent : celles de Jules et Leila, celles du jeune gendarme chargé de l’enquête, celles du journaliste et de mystérieux groupes… Cela finira mal pour certains, mais la pierre conduira nos héros à une scène finale spectaculaire, digne d’Indiana Jones.

On peut acheter la carte avec le roman ou séparément sur le site des Editions Amigaya. Non, je ne touche pas de commission. Et toc.

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