Cuisiner le rutabaga

Rutabaga

Un rutabaga coupé en deux (source Wikipedia)

C’est pourtant pas compliqué, mais chaque fois que j’achète un rutabaga on me regarde avec de grands yeux et me demande comment ça se cuisine.

Le rutabaga ressemble à gros navet jaune, et de fait est le résultat d’un croisement entre le navet et le choux. Avant de hurler « OGM !!! », sachez toutefois que ce légume date du 17e siècle. Il fait parti intégrant de la cuisine écossaise. D’ailleurs, quand un Ecossais vous parle de turnip ou neep, il ne pense pas au navet, mais au rutabaga. Pour lui, le navet est le white turnip (navet blanc), qui se mange au printemps: soit cru en salade, soit dans les ragoûts du genre navarin d’agneau.

Le rutabaga pousse dans des sols beaucoup plus pauvres que ce que tolère le navet. Il est beaucoup plus gros que son cousin. Il a également un goût plus sucré, rappelant un peu celui de la citrouille. D’ailleurs en Ecosse, ce ne sont pas les citrouilles qu’on creuse pour la fête d’Hallowe’en, mais bien des rutabagas. Je vous confirme que c’est un travail qui muscle bien !

Comme le navet, dans le rutabaga tout se mange: les fanes en salade, la racine elle-même se mangeant avant tout sous forme de purée.
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Caramel au lait d’Helensburgh

Pour aller jusqu’au bout de la logique qui nous a donné la confiture de lait, voici Helensburgh Toffee, le caramel au lait écossais : dur, friable, légèrement vanillé.

Ingrédients

  • 125 g de beurre doux
  • 900 g de sucre en poudre
  • 1 boîte de lait concentré non sucré (400 ml)
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 verre d’eau

Dans une grande casserole, faire fondre le beurre. Y ajouter le sucre, l’eau et le lait concentré. Porter à l’ébullition, tout en remuant avec une cuiller en bois, et faire réduire sur le feu pendant 25 minutes sans cesser de mélanger. Ajouter le sucre vanillé et verser le tout dans un moule rectangulaire. Tracer des carrés avant que le caramel ne soit trop dur, puis découper pour le sortir du moule.

Cake aux fruits

Typiquement anglais, c’est le cake le plus connu sous cette appellation en France. Attention, une fois que vous aurez goûté à la recette maison, vous ne voudriez plus de la version industrielle !

Ingrédients

  • 280 g de farine
  • 1 demi sachet de levure chimique
  • 225 g de beurre
  • 225 g de sucre (cassonade, de préférence)
  • 5 œufs, battus en omelette
  • 450 g de raisins secs mélangés (ordinaires, sultanines, de Corinthe…)
  • 125 g de macédoine de fruits confits
  • 125 g de cerises confites coupées en 4
  • 1 cuil. à soupe de mélasse (si possible, sinon utilisez du miel)

Sortir le beurre du frigo bien à l’avance, afin qu’il se ramollisse et soit facile à travailler.

Tamiser la farine, puis la mettre de coté. Mélanger les fruits secs avec les fruits confits et faire de même.

Dans un grand bol, battre ensemble le beurre et le sucre avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le mélange soit homogène et bien aéré. Ensuite, continuer à bien battre le mélange en y incorporant graduellement les œufs.

Avec une cuillère en bois, y incorporer maintenant la farine et les fruits en alternant. Enfin, y ajouter la mélasse ou le miel.
Prendre un moule rond d’environ 20 cm de diamètre, assez profond (style moule à charlotte), le beurrer et mettre la pâte dedans. Faire cuire au milieu du four à 150°C, soit therm. 3, pendant 2h30 environ. Le cake est cuit lorsqu’un couteau enfoncé au milieu en ressorte propre.

Laisser refroidir 10 minutes avant de démouler sur une grille où il finira de se refroidir.

Nouilles sucrées au lait de coco

Non, ce n’est pas une contrepèterie ; enfin je l’espère. J’ai vu un paquet de nouilles asiatiques de couleurs différentes, je l’ai acheté en me disant que je trouverais bien une idée de recette. La présentation de ces nouilles très fines ressemble à des petits nids d’oiseau, ce qui se prête à merveille à la confection de portions individuels, comme les desserts.
Seule précaution à prendre : séparer les couleurs à la cuisson, sinon elles risquent de se mélanger.

Quantité : pour 4 à 6 personnes. Préparation et cuisson : 10 – 15 minutes

  • 6 nids de nouilles asiatiques colorées
  • Un peu d’eau, juste assez pour la cuisson
  • 4-5 morceaux de sucre
  • Parfum au choix: eau de rose, eau de fleur d’oranger, safran, cardamome, cannelle
  • Une petite brique de lait de noix de coco
  • 1 cuil. à café de miel

Mettre l’eau à bouillir, y ajouter sucre et épices, si c’est le genre de parfum que vous avez choisi, et faire un sirop léger. Il doit rester assez de liquide pour couvrir les nouilles en début de cuisson. Mélanger le lait de coco avec le miel.

Y ajouter les nouilles et le parfum, si vous avez opté pour un parfum délicat, tel l’eau de rose, l’eau de fleur d’oranger ou le safran. Faire cuire assez doucement, en prenant soin de garder l’intégrité des « nids ». Attention, la cuisson est très rapide et il faut éviter que les nouilles s’attachent à la casserole ou redeviennent sèches.

Retirer du feu, jeter le sirop restant. Verser le mélange miel-lait de coco et faites chauffer encore un peu, le temps que les nouilles absorbent la majeure partie du lait de coco.

Retirer du feu, placer chaque nid dans un plat individuel, garnir – si vous en éprouvez le besoin irrésistible – avec le fruit ou la glace de votre choix. Servez.

Kesari

Kesari
Kesari, c’est un gâteau à la semoule à l’indienne. Facile et rapide à faire, il marie beurre, safran et noix de cajou pour donner de petits gâteaux qui s’arrachent parmi les convives. Si, si. On peut rajouter une goutte de colorant rouge à la pâte, mais cela ne changera rien au goût.

Ingrédients :

  • 200 g semoule fine
  • 75 g de ghee (beurre clarifié)
  • 50 g de noix de cajou
  • 10 g (1 cuil. à soupe) de raisins secs
  • 50 g de lait condensé non sucré

Pour le sirop :

  • 75 g  de sucre
  • 400 ml d’eau
  • 1 pincée de safran

Faire un sirop léger.

Faire chauffer le ghee dans une casserole et faire frire les noix de cajou jusqu’à ce qu’ils soient dorés, puis ajouter les raisins secs. Verser la semoule, et faire cuire le tout jusqu’à ce qu’il brunisse légèrement.

Ajouter le sirop et continuer la cuisson jusqu’à son absorption complète.

Maintenant verser le lait condensé et remuer jusqu’à ce que le ghee commence à se séparer sur les bords de la casserole.

Etaler le tout dans un plat beurré et garnisser de noix de cajou, puis découper en portions de la taille souhaitée.

Servir tiède.

L’Inde est grande et il y a beaucoup de variantes de ce dessert. Par exemple, on peut le faire avec du riz, ou de la citrouille râpée à la place de la semoule, parfumer avec d’autres fruits ou épices (cardamome…). Vous pouvez donc expérimenter à loisir.

Filet de porc à l’ail et à la coriandre

On revient du boulot, demain c’est congé, mais, on n’a pas vraiment le goût de passer tout son temps à cuisiner ? Dans notre frigo on a une orange, de l’ail, un beau filet de porc, de la coriandre fraîche et du gingembre ? Dans le garde manger, de la sauce soja et un peu d’huile ? Alors, vous êtes prêts pour commencer cette délicieuse recette ! Premièrement, question quantité, il suffit d’avoir du gros bon sens et de connaître ses goûts. Un filet de porc suffit généralement à nourrir deux personnes, donc… le calcul est façile ! La marinade :

  • Zester l’orange et prélever le jus.
  • Râper du gingembre selon votre appréciation de son goût.
  • Hacher de la coriandre fraîche, quand même pas mal.
  • Hacher de l’ail, au moins 2 gousses par filet !
  • Sauce soya (ou tamari pour les consciencieux de la santé) pour permettre aux filets d’être badigeonnés.

Mélanger tout ces ingrédients dans un bol pouvant contenir les filets par la suite. Ajouter les filets et laisser mariner environs 30 minutes car plus les filets sont dans cette marinade, plus salé ils seront. Retirer les filets de la marinade et retirer les ingrédients collés dessus. Chauffer une poêle pour faire saisir les filets (ça sent déja vraiment très bon n’est-ce pas !?) et ensuite, les mettre au four en les arrosant un peu de la marinade et de la garniture jusqu’à ce qu’ils atteignent une cuisson rosée. Si vous êtes du type viande=sauce, vous pouvez prendre une petite partie de la marinade et en faire une petite réduction coupée à la crème. Les filets prêts, attendez quelques minutes avant de les couper afin d’éviter de manger de la viande sèche. Coupez et servez. Dégustez accompagné de patates douces aux tomates séchées et à la ciboulette et de quelques légumes verts (pour la santé… et le goût !) Bon appetit ! Recette fournie par « Todite », qui s’y connait en cuisine. Il a même gagné des prix pour ça.