Smoothies au yaourt : des boissons rafraîchissantes pour toute la famille

C’est toujours agréable de boire quelque chose de bien frais quand on a chaud. Le « smoothie » est une boisson fraîche à bas de jus de fruits ou de légumes, de thés, de yaourt, de lait de soja… Généralement c’est un mélange de plusieurs ingrédients.

Le smoothie au yaourt descend en fait du lassi indien, une boisson traditionnelle qui peut être salée ou sucrée. La version sucrée correspond davantage au goût de l’Occidental moyen, alors voyons ce qu’on peut faire !

D’abord, trouvons nos ingrédients. Du yaourt nature, cela va sans dire, et de préférence sans crème rajoutée. La version non brassée étant plus ferme, elle donnera un smoothie plus épais.

Du yaourt fait maison, c’est le top, et ce n’est pas difficile à faire.

Pour le reste, faisons un tour au rayon boissons aux fruits de votre supermarché préféré. Bien que d’habitude je n’achète que des jus de fruits (100% jus de fruit), ici on peut aussi se permettre de prendre des nectars (eau, sucre et fruits). J’insiste toutefois sur la nécessité de prendre des nectars de bonne qualité, avec peu de sucre et contenant une bonne quantité de fruits. Par exemple, les nectars « sélection Carrefour », qui contiennent de la purée de fruit aussi bien que du jus. J’ai essayé les parfums banane, pomme-kiwi, framboise et mangue, mais il existe d’autres.

Laisser les jus et nectars au frigo, il faut qu’ils soient bien frais sinon le smoothie ne fera pas son petit effet.

Comptez ½ yaourt par grand verre de 200 ml. Ensuite, on se fait un petit mélange de nectars suivant ses goûts. Nous avons testé pomme/kiwi-mangue, banane-framboise, pomme/kiwi-banane et ce n’est pas fini. Le thé vert va peut-être sortir du placard pour être testé dans un mélange. A suivre.

Pour terminer, on prend une petite cuiller et on mélange bien. On peut aussi faire le smoothie dans un shaker. Secouer vigoureusement le mélange pendant quelques secondes ne change rien au goût, mais donne une texture plus proche du milkshake, ce qui n’est pas désagréable.

Il ne reste plus qu’à boire votre smoothie. Au petit déjeuner, au dessert d’un repas léger, ou pour le goûter de 16h, c’est au choix. Attention, ça cale bien!

Note importante : c’est quand même assez fort en sucres, donc ne pas en abuser. Comme pour tout aliment, d’ailleurs.

Vin d’orange

Un apéritif facile à faire (et à boire, ne pas en abuser). C’est généralement à cette saison qu’on trouve les oranges bio en vente, au moins du coté de chez moi.

Si vous voulez en boire à une date précise, pensez à le préparer au moins 15 jours avant.

Ingrédients :

  • 1 kg d’oranges non traitées (bio)
  • 3 bouteilles de vin blanc sec
  • jusqu’à 250 g de sucre en poudre
  • 5 cl d’eau de vie de fruits

Laver les oranges, les essuyer, et les couper en quatre. Mettre les quarts d’orange et le jus qui en a coulé dans un grand bocal, couvrir de vin blanc et fermer hermétiquement.

Laisser macérer une bonne semaine à température ambiante, de préférence au soleil. Il est conseillé de ne pas le laisser plus d’une semaine, sinon la boisson risque d’être trop amère.

Ensuite, verser le contenu du bocal dans une grande casserole. Ajouter le sucre selon votre goût et faites chauffer sur un feu très doux. Surtout ne pas faire bouillir. Bien mélanger, et arrêter la cuisson dès les premiers frémissements. Ajouter l’eau de vie. Mélanger une dernière fois, filtrer, et mettre en bouteille. Attendre le refroidissement complet pour boucher les bouteilles.

Patienter encore une semaine avant de déguster.

Melomel au thé aromatisé

Comme Guy Roux, je n’aime pas gâcher, surtout la nourriture. Alors, quand je me suis retrouvée avec une boîte à peine entamée de sachets de thé aromatisé que personne dans la famille n’aimait, j’ai cherché des idées pour les utiliser. Je pars sur le principe que vous êtes déjà rompu aux techniques de la vinification maison et possédez l’équipement adéquat.

Pour faire 5 litres de melomel:
Ingrédients :

  • 1,5 kg de miel pour une boisson douce, 1,2 kg pour un melomel sec
  • 16 sachets de thé noir aromatisé, avec des morceaux de fruits dedans (j’ai utilisé mangue/fruit de la passion/orange
  • jus d’un citron
  • 1 litre jus de raisin (sans conservateur !)
  • enzyme pectolytique (pectolase)
  • sels nutritifs pour levure
  • levure œnologique (Bioferm aromatic, par exemple)
  • Jusqu’à 4 litres d’eau

Méthode :

Faire un mega-thé avec les sachets et 1,5l d’eau. Faire chauffer un autre litre d’eau et faire dissoudre le miel dedans, en enlevant tout ce qui peut remonter à la surface (ce n’est que du pollen, de la poussière, de la cire etc., et n’apportera strictement rien au produit final – au contraire). Laisser tiédir.
Jeter les sachets de thé, puis verser le thé, le mélange miel/eau, le jus de raisin et le jus de citron dans une dame-jeanne de 5l. Compléter avec de l’eau en laissant un espace d’environ 3 cm : en début de fermentation le moût va beaucoup mousser. Ajouter le pectolase, attendre deux heures pour que l’enzyme fasse effet, puis ajouter la levure et les sels nutritifs, et installer la barboteuse.

Au bout de 2-3 jours la fermentation deviendra moins vigoureuse, donc c’est le moment de rajouter de l’eau jusqu’à obtenir 5l de moût. Laisser jusqu’à la fermentation complète.

Quand la levure ne supportera plus la quantité d’alcool dans le moût, elle commencera à mourir et la fermentation s’arrêtera progressivement. Quand le moût commence à redevenir limpide, transvaser vers une autre dame-jeanne (en laissant derrière la levure morte accumulée au fond). Stopper toute fermentation résiduelle avec un produit adapté, par exemple le stabivit. Attendre que le melomel soit complètement limpide, transvaser une fois de plus et mettre en bouteille.

Avis final
Bon, signalons tout de suite que, bien que j’aime de thé, je déteste le thé froid, qui se boit sans lait ni citron, et qui est trop agressif au palais à mon goût (la faute à la théine). D’ailleurs, les thés glacés commerciaux sont souvent horriblement sucrés pour essayer de masquer ce goût. Ce melomel est beaucoup plus doux pour le palais, et on sent bien les parfums de fruits, ainsi qu’un petit goût de miel. C’est un apéritif tout à fait agréable et, si on a opté pour la version douce, peut aussi accompagner un dessert.

Facile à faire, agréable à boire, c’est une bonne recette pour débuter dans l’élaboration de melomel.

P.S. Pour ceux qui n’ont pas tout ce qu’il faut niveau équipement, il y a une boutique francophone en ligne qui peut tout fournir : Brouwland. J’ai déjà acheté chez eux, c’est du sérieux.

Hydromel – recette du 13e siècle

Swedish Mead being enjoyed at Midsummer's Eve.

Image via Wikipedia

Pour égayer vos jeux de rôle Grandeur Nature et autres fêtes médiévales, quoi de plus approprié ? L’hydromel  est probablement la première boisson alcoolisée inventée par l’homme, en tout cas c’est la première dont on a trouvé une trace.

C’est une boisson qui connaît un regain d’intérêt, et franchement, on peut faire pire avec du miel. Pour ceux qui « tricotent » leurs propres cottes de mailles pour un jeu de rôle grandeur nature, ou une reconstitution historique, c’est la boisson qu’il vous faut !

J’ai fait de mon mieux pour la traduction. C’est dans un anglais archaïque qui sonne bien étrange à nos oreilles, et mes cours d’ancien françois sont bien loin.

Pour faire de l’hydromel :

Prenez 4,5 l de bon miel. Prenez 18 l d’eau et faites-la bouillir, enlevez l’eau du feu (très important, cela empêche le miel de caraméliser) pour y dissoudre le miel, puis mettez le tout à bouillir. Écumez régulièrement le mélange jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de saleté qui remonte (pour enlever les résidus de cire etc dans le miel). Puis l’enlevez du feu, versez dans un autre récipient et laissez refroidir jusqu’à ce que ce soit aussi froid que du lait qui sort de la vache.

Prenez ensuite le dépôt de la meilleure cervoise (ceci contient de la levure, pour la fermentation, et des nutriments pour la levure, qui n’a pas besoin que de sucres), ou sinon de la levure, et jetez-le dans le mélange d’eau et de miel. Mélangez bien, mais avant d’ajouter la levure vérifiez que l’eau et le miel sont dans un récipient propre.

Entourez et couvrez le récipient de paille ou de linges, s’il fait froid et laissez reposer 3 jours et 3 nuits s’il fait froid. Et s’il fait chaud, 1 jour et 1 nuit sont amplement suffisants. Mais au bout d’une heure – deux au plus – il faut l’essayer, et si vous le voulez doux il faut l’enlever du dépôt plus tôt, et si vous le voulez mordant laissez-le plus longtemps. Puis l’enlever du dépôt  sans le troubler pour le mettre dans un autre récipient propre, et laissez reposer 1 nuit ou 2, puis tirez dans un autre récipient et servez.


Cette recette – 1 part miel pour 4 parts eau, soit environ 1,5 Kg miel pour 5 l d’eau –  donne un hydromel doux. 1 Kg de miel donnera un hydromel sec.

La propreté des conteneurs est primordiale, car les levures sauvages, mouches à vinaigre etc auront tôt fait de gâcher votre préparation. Toujours utiliser des récipients à usage alimentaire. Le mieux est d’acheter du matériel spécialement conçu pour la vinification maison (ça se trouve sur le Net) : cuves, bouchons et barboteuses – ah, le glopglopglop rassurant de la barboteuse pendant la fermentation – levures, nutriments pour la levure…

Sinon, pour 5 l d’hydromel, les quantités sont :

  • 1,15 Kg miel. Prenez un miel de bonne qualité. Pour ce que cela coûte, ce n’est pas la peine de prendre autre chose.
  • jus d’un citron (pour nourrir la levure)
  • levure
  • de l’eau pour compléter jusqu’à 5 litres

Et malgré la recette, l’hydromel met souvent du temps pour fermenter. A l’époque où on a noté cette recette, on ne buvait que des boissons très faiblement alcoolisées, mais on en buvait beaucoup, même les enfants. Il va aussi sans dire que le dépôt de fermentation dont parle l’auteur contenait certainement beaucoup plus de levure vivante que ce que l’on trouve au fond de nos bouteilles modernes; en effet, aujourd’hui on laisse fermenter jusqu’à ce que l’alcool dans la boisson tue la levure de fermentation.

Donc, pour bien faire les choses, achetez une levure oenologique et prévoyez de vous y prendre bien à l’avance, surtout qu’un peu de vieillissement en bouteille ne fait que améliorer le produit final.

Bien sûr, on peut varier la recette, à commencer par ajouter épices ou herbes au moût pour donner un peu plus de goût au résultat final. La recette d’origine suggère – entre autres – sauge, romarin, thym. Bien sûr,  on peut mettre n’importe quelle herbe ou épice, selon ses propres goûts : cannelle, girofle…

Comment faire un bon thé et épater vos amis

Pour une raison que je n’arrive pas à comprendre, les Français font du bon café mais sont pitoyables lorsqu’il s’agit de faire et servir un thé. C’est pourtant pas sorcier.

Passons sur les commentaires d’usage sur la qualité des ingrédients ; on notera juste que ce n’est pas parce qu’un marque possède un nom à consonance anglaise qu’elle est particulièrement cotée outre-Manche.

En général, les Britanniques ne boivent pas de thé parfumé : tout ce qu’on vous a raconté sur le Earl Grey est un peu exagéré. On en boit, certes (enfin certains, personnellement je trouve qu’il a un goût de savon), mais la boisson par défaut est un thé noir avec du lait.

Comme le thé noir se prépare de la même façon, qu’on le boive nature, au lait, ou au citron, voici comment procéder :

Thé en sachets ou en vrac ?
Au risque de choquer les puristes, la plupart du temps c’est sans grande importance. Le thé en sachet, c’est pratique et ne nécessite pas de théière ; le thé en vrac a souvent un goût plus arrondi et présente l’avantage d’être plus facile à composter (pensez aux hortensias et autres plantes dites de bruyère ! Elles adorent), les sachets ayant la fâcheuse tendance de se compacter puisque les feuilles ont été réduites quasiment en poudre.

Pour faire un thé
On choisit un réceptacle: théière, grande tasse…  Normalement, on le réchauffe en le rinçant avec un peu d’eau chaude, mais à condition qu’il ne fasse pas un froid de canard ou que vous ayez des invités à impressionner, c’est vous qui voyez.

Ensuite, et c’est primordial, on met le thé dedans avant d’y verser l’eau. Le prochain à me verser une tasse d’eau tiède et me présenter à part un sachet de thé à tremper dedans trouvera aussitôt une mort aussi douloureuse que précoce.

On utilise de l’eau bouillante. Pas chaude. Bouillante. Et on le verse directement sur le thé. On laisse infuser, ce qui prend deux à trois minutes.

Quand le thé sera infusé à souhait, et pas avant
Si on a utilisé un sachet dans une grande tasse, on retire le sachet avant d’ajouter lait ou citron. Laisser le sachet équivaut à servir un repas avec des grosses traces de doigt graisseux sur les assiettes, c’est une insulte pour vos invités. Vous finirez donc seul, méprisé de tous, rejeté même par le chien pour votre manque de savoir-recevoir.

Si par contre, on a utilisé une théière, alors on met le lait ou la rondelle de citron (légèrement pressée) dans la tasse et on verse le thé dessus, à travers un filtre. Hé oui, faut filtrer puisque c’est du vrac, mais ça se trouve facilement dans le commerce. Pour ceux qui n’aiment pas leur thé trop fort, on allonge avec un peu d’eau chaude : comme cela une seule théière fournit un thé adapté à chacun.


Le thé Earl Grey est nommé en l’honneur de Charles Grey, 2e comte Grey de Howick (1764 – 1845), et ce n’est même pas lui qui l’a inventé, mais un mandarin chinois qui lui en a fait cadeau.

Le vrai chocolat chaud

Chocolate-con-churros

On va pas faire un long baratin. Vous savez ce que c’est que le chocolat chaud. En général, vous le faites avec de la poudre achetée en supermarché ; c’est pas très bon, c’est hyper-sucré, mais au moins c’est chaud. Pourtant, c’est facile de faire un bon chocolat chaud qui sent effectivement le chocolat et qui en a aussi le goût.

Les ingrédients, par personne :

  • 25 g de chocolat noir, concassé
  • 200 ml de lait entier
  • Un peu de sucre ou (mieux) de miel

Parfums facultatifs :

  • muscade
  • cannelle
  • vanille
  • piment, poivres (A l’origine, le chocolat chaud était une boisson pimentée. J’ai trouvé une recette à l’air très sympathique sur Epicurien.be)

En fait, vous pouvez utiliser n’importe quel parfum ou épice que vous trouvez agréable associé au chocolat et qui ne fera pas tourner le lait (le vin rouge ou le jus d’orange sont donc exclus d’office). Mettez tous les ingrédients dans une casserole et faites chauffer doucement en mélangeant pour incorporer le chocolat fondu dans le lait. Ne laissez pas bouillir : au-delà d’environ 35° le chocolat perd son parfum.

Lorsque le mélange est homogène, versez dans une grande tasse – n’omettez pas de filtrer le cas échéant – et c’est prêt à servir.

Ceux qui craignent ni la surcharge pondérale ni le ridicule peuvent décorer le tout d’un peu de crème chantilly avec du chocolat râpé par dessus.