Viande rouge cancérogène : faut-il s’alarmer ?

par Cécile Breton

Time magazine, célèbre pour ses unes percutantes, arborait dans son édition du 9 novembre 2015 deux tranches de bacon croisées sous-titrées The war on delicious. Le bacon étant à la gastronomie américaine ce que la baguette est à la nôtre, le présenter sous la forme du logo « produit nocif » était d’une efficacité redoutable. Pour qu’une actualité soit en couverture du Time, il faut qu’elle ait eu un retentissement mondial. Ce fut le cas pour le communiqué émis par le (…)

Lire la suite à : Afis – Association française pour l’information scientifique
via IFTTT

Science et pseudo-sciences: dossiers de juillet 2017

Maladie de Lyme : et si le scandale était ailleurs ?

  • La maladie de Lyme : entre psychose et fausses informations (Jean-Paul Krivine)
  • La vérité sur la maladie de Lyme, note de lecture sur le livre de Christian Perronne
  • La question des tests sérologiques (Entretien avec le Pr Didier Raoult)
  • Le point de vue d’un praticien (|Dr Pierre Kieffer)
  • Les bactéries dans la nature et leur transmission à l’être humain (Nathalie Boulanger et Benoit Jaulhac)
  • Le vrai scandale de la maladie de Lyme (Pr Marc Gentilini)

La prévention du cancer du col de l’utérus face à l’obscurantisme (Catherine Hill)
Le dualisme esprit-matière derrière les pseudo-sciences (Thierry Ripoll)
Histoire de l’âge de la Terre (Hubert Krivine)
La vénération du psychothérapeute : explications et conséquences (Jacques Van Rillaer)
Un monde fou, fou, fou (Brigitte Axelrad)
Science & conscience — l’intégrité scientifique (Hervé Maisonneuve)
Sornettes sur Internet — L’énergiologie : une pseudoscience à dormir debout (Sébastien Point)

from Afis – Association française pour l’information scientifique
via IFTTT

Qui est Stanislaw Burzynski?

Depuis quelques jours, il y a un tollé sur Internet. Quelques personnes bien-intentionnées, dont des très célèbres, sont en train de faire une collecte de dons pour envoyer une petite anglaise atteinte d’un cancer incurable aux Etats-Unis pour un traitement expérimental qui est son seul espoir.

Vu comme ça, c’est beau, hein? Sauf que ce « traitement » n’en est pas un. Il s’agit de la clinique du docteur Burzynski, qui fait des « essais » depuis plus de trente ans, sans jamais avoir publié un seul papier scientifique dans un journal réputé. Personne n’a pu reproduire ses résultats, d’ailleurs. Il y a tout lieu de croire que ce traitement miraculeux est complètement illusoire. C’est quoi, en fait?

Eh bien, en partant du constat que les malades atteints de certains cancers (« cancer » est un nom générique pour des centaines de maladies ayant des causes différentes) ont moins d’un certain type de peptide dans le sang, Burzynski a déduit qu’en réinjectant ces molécules, qu’il appelle des antinéoplastons – qui sont éliminés par l’urine – on peut guérir le cancer. Tous les cancers. Qui, je vous rappelle, ont des causes bien différentes.

Oui, un soi-disant remède miraculeux. Et la règle de base est: si quelque chose semble trop beau pour être vrai, c’est probablement trop beau pour être vrai.

On en conclut, donc, que la thérapie du docteur Burzynski (qui se dit aussi compte et posséder un doctorat en biochimie, bien que n’avançant aucune preuve là-dessus non plus) n’est que du pipeau, en plus d’être que du pipi.

Revenons donc à notre petite fille, et des milliers (d’après la clinique) comme elle. Son cancer est mortel, malheureusement. On comprend que ses parents, fous de douleur, cherchent par tous les moyens de la sauver, ou au moins prolonger sa vie. Malheureusement, cela les rend d’autant plus vulnérables aux charlatans, catégorie dans laquelle je n’hésite pas à placer le bon docteur Burzynski. Parce que, pour participer à ces éternels « essais cliniques » il faut payer. Et payer très, très cher. Il faut compter environ $6.000 juste pour une « évaluation » pour voir si la clinique vous acceptera comme patient, et c’est non-remboursable. Il faut prévoir quelque chose comme $200.000 par an pour le traitement participer aux essais… et pourtant, les comptes publiés de l’institut de recherche Burzynski ne font pas apparaître un seul malheureux cent de revenu. Le moins qu’on puisse dire est que ses pratiques financières sont aussi douteuses que ses recherches médicales. Si c’est légal au Texas, ce que j’ignore, ce ne serait certainement pas le cas en Europe; ce serait sans doute épinglé comme étant de l’évasion fiscale.

Et que fait le docteur face à ses critiques? Il fait comme tout scientifique de bonne foi et publie ses résultats, en sachant que s’il a vraiment trouvé un moyen simple de guérir ne fût-ce qu’un seul type de cancer jusqu’ici incurable ce serait prix Nobel, gloire et fortune?

Non, il envoie le petit terrier qui lui sert de comm’ menacer ceux qui ose critiquer ses méthodes et pointer l’inefficacité de son traitement. Il menace la famille d’un nouveau papa. Il menace un jeune de 17 ans. (liens en anglais)

Ceci n’est pas le comportement de quelqu’un qui a la conscience tranquille. C’est le comportement d’un fraudeur.

Ayant trouvé peu d’articles intelligents sur Burzynski en français, je vous présente une liste d’articles en anglais. Les Germanophones peuvent également consulter Esowatch.com, un Wiki anti-charlatan polyglotte que je conseille vivement.

Lire également :