Astérix aux Jeux Olympiques – Film de Thomas Langmann et Frédéric Forestier

Troisième adaptation de la célèbre série BD à l’écran avec de vrais acteurs, un casting aux petits oignons… On pourrait espérer de passer un bon moment.

Malheureusement, le film n’est pas à la hauteur des interprètes. Certes, Alain Delon est parfait en César hautain et mégalomane – son monologue devant son miroir est hilarant – Clovis Cornillac et Gérard Depardieu incarnent un Astérix et un Obélix sortis tout droit du dessin, et le duo Debbouze/Zidane est excellent. Mais pendant le reste du film on ne rit pas, au mieux on sourit. Certains passages, notamment ceux avec José Garcia, sont même franchement mauvais – et pour rendre José Garcia pas drôle quand il est censé l’être, c’est un exploit, y a pas à dire.

C’est comme si le scénariste avait parfait compris l’esprit des caméos dans Astérix, mais complément zappé sur l’importance d’un scénario. Et la touche de fantaisie un peu surréelle qui avait donné tout leur charme aux BD manque totalement. L’humour n’est pas lourd; il est simplement trop pieds-sur-terre, il ne s’envole quasiment jamais.

Ce film est la preuve qu’un mauvais chef peut rater sa recette même quand il a des ingrédients de qualité. Le meilleur des trois films, pour la réussite de l’humour tout en restant suffisamment fidèle à la BD d’origine, c’est de loin Astérix et Cléopatre.

Ave moi !

Les Simpson : le film

Quand Homer pollue gravement le lac de Springfield, une agence de protection de l’environnement décide de mettre la ville en quarantaine en l’isolant sous un énorme dôme. Les Springfieldiens, fous de rage, sont bien décidés à lyncher le coupable. Devant cette vague d’animosité, les Simpson n’ont d’autre choix que de fuir et de s’exiler en Alaska.

Le scénario est totalement improbable, peu importe. Nous sommes au royaume de la caricature joyeuse à outrance, de la caricature sociale avec de la crème chantilly et une fraise tagada dessus.

C’est le seul film où il devrait être interdit de manger du popcorn et boire de la cola (ou pire : de l’eau) pendant qu’on le regarde. C’est un film à regarder en descendant de la mauvaise bière en canette et se gavant de donuts.

Comme la série télévisée, ce film épingle avec une joie et une férocité non dissimulées : la stupidité, la bigoterie, la pruderie, la paresse, la mesquinerie, et les Mensonges d’Etat. Entre autres.

Amateurs inconditionnels des films de Disney s’abstenir. Patriotes forcenés (américains ou français), idem. Quant à ceux qui confondent vulgarité et grossièreté : prenez vos calmants et allez vous reposer dans une pièce sombre.

Pour les autres, préparez-vous à rire de bon coeur, et à sortir du cinéma en chantant « Spider-cochon, Spider-cochon. Il sait marcher Sur le plafond… » Vous apprécierez les clins d’oeil aux films d’aventures et autres monuments de l’art cinématique, vous sentirez que les scénaristes et dessinateurs ont pleuré de bonheur devant la beauté des paysages de l’Alaska, vous ne vous ennuyerez pas jusqu’à la générique de fin (qu’il ne faut pas louper, Homer lui-même vous le dira).

Il ne reste plus qu’à espérer qu’en sortant du cinéma nous aurons tous oublié d’être cons. Ce qui est, après tout, le but du film.