Projet pédagogique du SNUipp-FSU « Lutte contre l’homophobie à l’école primaire »

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Image via Wikipedia

On m’a demandé de transmettre ceci, et je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas. Il y a encore beaucoup de travail à faire sur le sexisme et l’homophobie, ainsi que pour l’éducation sexuelle.

Avis de recherche pour une belle et si nécessaire action

Projet pédagogique du SNUipp-FSU « Lutte contre l’homophobie à l’école primaire »

…à diffuser autour de vous sans modération

Le SNUipp-FSU s’engage dans un projet qui consiste à concevoir, expérimenter, finaliser et exploiter des outils à destination des enseignant-e-s, permettant de lutter contre l’homophobie dès l’école primaire. Pour cela nous demandons à des collègues, dans différents départements, de nous faire part de leur expérience et/ou de mettre en œuvre dans leur classe une ou plusieurs séquences dont nous proposons la trame…

Le projet concerne les trois cycles, et les six domaines suivants :

  • les injures et violences
  • les stéréotypes de sexe
  • les familles
  • les relations amoureuses
  • le rapport au corps
  •  l’éducation à la sexualité

Le projet est piloté par la Commission nationale de lutte contre l’homophobie du SNUipp-FSU, avec le soutien de Cendrine Marro, successeure de Nicole Mosconi et enseignante à l’université Paris X, département « genre, savoirs et éducation »... L’association v.ideaux, de Toulouse, réalisera les tournages vidéos ainsi que le syndicat national . Il est proposé, selon la volonté de chaque collègue intéressé−e :

  •  de nous faire part des remarques et ajustements éventuels ainsi que des réactions des élèves après la séquence ;
  • et/ou d’accepter un regard extérieur dans la classe (par exemple pour un reportage ou une observation détaillée) ;
  • et/ou d’accepter un reportage filmé.

Pour toute information supplémentaire voir pièce jointe et contacter la commission : snu_commission_lgbt@list.snuipp.fr

Note perso de l’association v.ideaux : Et si vous n’êtes pas encore convaincu-e-s par le projet, regardez la bande annonce de ce formidable film « It’s elementary » de Debra Chasnoff

Ce film a été réalisé sur une expérience similaire de lutte contre l’homophobie aux USA. Nous tenons à votre disposition une copie DVD sous-titré en Français si le film vous intéresse. Dans notre association v.ideaux, notre rêve serait de pouvoir réaliser un documentaire comme celui ci en France… v.ideaux@yahoo.fr

Mise à jour 05/03/2012 : Une partie de phrase a été supprimée à la demande (très polie) d’une des parties intéressées.

Finalement, la France n’aurait rien à envier aux USA

Au moins, en ce qui concerne les politiciens de droite ignares et bigots. J’ai besoin de les nommer ? Pourtant ce sont toujours les mêmes. Cette fois-ci, c’est la reconnaissance de l’existence d’autre chose que le cis-genre et l’hétérosexualité, surtout devant les enfants. Dans l’article de Le Monde :

Dans une lettre au ministre, ils estiment que ces manuels de SVT (Sciences et vie de la Terre) de classe de première font référence à « la théorie du genre sexuel ». « Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels », écrivent-ils. Il s’agit selon eux d’une « théorie philosophique et sociologique qui n’est pas scientifique, qui affirme que l’identité sexuelle est une construction culturelle ».

C’est pas mal d’avoir faux sur toute la ligne. Cela exige un certain talent. Personne ne nie qu’il existe des hommes et des femmes, même si en réalité les choses se compliquent quand on sait qu’il y a environ 20 combinaisons des chromosomes X et Y chez l’homme (l’espèce) et que les personnes intersexuées sont rares, mais néanmoins elles existent.

Non, ce qui fait tiquer ces charmants députés ultra conservateurs, c’est qu’on parle de l’homosexualité et des identités transgenres aux enfants. D’ailleurs, dans la tête de ces défenseurs de la morale les homosexuels recrutent, comme une armée, au lieu de naître. On pratique l’homosexualité comme on pratiquerait une religion ou un sport. Si, si. Les personnes transgenre sont des malades mentaux (ce que, hélas, dit aussi le DSM IV ; on espère que ce ne sera plus le cas dans le DSM V, la science ayant pas mal progressé sur ce point).

Est-ce que nous voyons là la première vague de l’équivalent francophone du tristement célèbre « Don’t say gay » (« Ne dites pas homo ») de l’état du Texas ?

Juste pour l’anecdote, voici un passage du manuel en question, que ces députés citent dans leur lettre au ministre de l’Education Nationale :

Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre

Et c’est une théorie tout à fait testée et prouvée. Depuis de longues années.

Articles dans Libé et Le Point (avec quelques noms, je vous avais bien dit que ce sont toujours les mêmes).

Voir aussi le magazine LGBT Têtu, qui suivra certainement cette affaire de près.